Aventures africaines

Du 16 janvier au 10 juin 2010, ma Douce Moitié et moi serons en Afrique de l'Ouest pour briser nos « routines », voir de nouvelles têtes et donner un coup de pouce.

Dans mon cas, il s'agira d'une deuxième expérience en trois ans, dans le cas de ma DM (Douce Moitié), ce sera une première.

Je profiterai de cette occasion pour publier quelques billets et réaliser quelques capsules à saveur africaine.

Comme l'accès à Internet ne sera pas toujours facile, il se peut fort bien que mes billets soient publiés de façon irrégulière et je vous invite donc à vous abonner au fil RSS de mon blogue

À bientôt !

08
fév

Frottez-vous le bout doucement !


Le Mali, comme bien d’autres pays d’Afrique, contient beaucoup de sable et de poussière.

Ce sable et cette poussière sont constamment charroyés par le vent, le va-et-vient ainsi que les bas de pantalons trop longs.

Dans ces conditions, il est extrêmement difficile de garder ses vêtements propres pendant plus de 15 minutes, une fois qu’on a passé le cadre de la porte.

Comme je suis atteint de cette terrible maladie qu’est le perfectionnisme, mon séjour en Afrique est une excellente thérapie où j’apprends à accepter que les gens et les choses, dont les vêtements que je porte, ne peuvent être parfaits.

Je me promène donc avec des chaussures pleines de sable rouge, un pantalon arborant fièrement une ou deux taches de tigadèguèna, une sauce très grasse faite d’arachides que l’on verse sur le riz,  et un beau col de chemise jauni ou bruni, dépendamment de la couleur d’origine de celle-ci, sans trop me faire de souci.

Mais il arrive parfois que le petit perfectionniste qui sommeille en moi se réveille et veuille faire disparaître certaines taches qu’il considère comme disgracieuses.

Il y a quelques jours, j’ai justement été pris par un de ces élans de propreté et ma Douce Moitié m’a suggéré d’utiliser le crayon chasse-taches qu’elle avait mis dans nos bagages.

Quoique le machin semblait simple d’utilisation, j’ai tout de même décidé de lire le mode d’emploi avant de partir à la chasse aux taches et je dois dire que je n’ai pas été déçu !

À un point tel que j’ai décidé de partager la chose avec vous en prenant la photo que voici :

Instructions pour le "Stain Remover Stick"

"Stain Remover Stick"

Après réflexion, j’ai choisi de ne pas suivre le mode d’emploi.


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04
fév

De l’importance de la légalisation du décrottage de nez en saison sèche


Me voilà en train d’écrire ces quelques lignes sous un arbre sanankorobien.

Je ne crois pas que cet adjectif existe vraiment, mais je l’utilise quand même parce que ça situe l’action et ça fait propre.

Bien que je sois pris d’une quinte de toux, ma voix est de retour au bercail, ce qui me permet, à nouveau, de saluer systématiquement tous les êtres vivants que je croise.

Donc, me voici sur une chaise avec, derrière moi, un arbre et trois jeunes Maliens scrutant chacun des mots que je couche sur le papier. (NDLR : L’action de scruter est réservée ici aux jeunes Maliens, elle n’implique en aucune façon l’arbre susmentionné.)

L’un d’eux s’appelle Alassane et se met à dessiner des trucs sur le sol. Il dessine quelques animaux ou sokonobagan, comme on le dit en bambara, puis il me dessine et termine par un dessin de ma Douce Moitié, maintenant connue sous le nom de Ramatoulaï Sacko, dite Matou, puisqu’elle vient tout juste de recevoir son « baptême » malien.

Je remercie le garçon pour ses dessins et lui explique que je dois retourner à mon écriture, mais qu’il pourra revenir plus tard pour faire d’autres dessins.

Ce qui m’amène enfin à vous expliquer le titre de ce billet : « De l’importance de la légalisation du décrottage de nez en saison sèche ».

Au Mali, la saison sèche débute approximativement vers la mi-octobre et se termine en juin. Je dis approximativement parce que, depuis quelques années, le climat est « un brin » déréglé, mais aussi parce que d’un Malien à un autre, les dates peuvent changer !

Mais ceci importe peu et ce qui compte vraiment, c’est de savoir que pendant cette période, les muqueuses nasales s’assèchent à la vitesse de la lumière et que, comme le pays est poussiéreux et plutôt pollué, les narines sont rapidement obstruées.

Il est alors nécessaire d’en faire le ménage régulièrement pour ne pas être obligé de respirer uniquement par la bouche ou encore de mourir asphyxié.

Les gens d’ici n’ont donc aucune pudeur à se récurer le nez en public. Il faut comprendre que le nez se remplit tellement vite que s’il fallait qu’il se mette à l’écart chaque fois qu’il doit le nettoyer, le bon peuple malien passerait la moitié de ses journées isolé !

Bien sûr, tout ceci n’est que supposition puisque ma pudeur québécoise m’empêche non seulement de me décrotter le nez en public, même en saison « chèsse », mais aussi d’aborder le sujet avec les gens d’ici.

Toutefois, pour appuyer ma thèse, voici une photo sur laquelle je vous laisse méditer.

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01
fév

Meurtre à Sanankoroba ou La mort de Cindy la coquerelle


Après quelques jours passés à Bamako, nous prenons la route – à moins que ce ne soit l’inverse ? – pour Sanankoroba , un village situé à une trentaine de minutes de la capitale.

Comme j’ai encore mal à la gorge et que ma voix n’est toujours pas revenue, je me dis que l’air de la campagne ne peut que faire du bien à mon corps.

Pour notre séjour là-bas, nous sommes hébergés chez la famille Kanté qui a gentiment accepté de nous prêter une sympathique petite maison située à quelques pas de leur concession.

La famille est composée de Jolie, une jeune femme qui joue le rôle de chef de famille, de 6 autres filles : Fatoumata, Sacko, Diallo, Koumba, Samaké et Makono, ainsi que deux jeunes hommes : Coco et Yacouba.

Au lendemain de notre première nuit passée au village, nous constatons avec effroi que quelqu’un a tué Cindy, la coquerelle que nous tentions d’apprivoiser depuis notre arrivée.

Elle avait élu domicile dans la maisonnette à une date inconnue et nous faisait plutôt bonne impression puisqu’elle ne semblait pas intéressée à envahir les Ziplocs à bobettes contenus dans nos sac à dos.

Malheureusement, nous n’aurons pas eu le temps de nous lier d’amitié ni même de commencer cette fameuse partie de UNO dont nous avions tant parlée la veille.

À première vue, il semble que le crime aurait pu être commis à l’aide d’un objet plat et large, fait de caoutchouc et mesurant une vingtaine de centimètres.

Malgré ces premiers indices, l’identité de l’auteur de cet abominable crime n’est toujours pas connue au moment d’écrire ces lignes, mais ma détermination à démasquer ce bourreau des insectes n’aura d’égale que celle d’Alexandre le Grand lorsqu’il a voulu annexer la ville de Longueuil à l’île de Montréal !

Je joins donc à ce billet de la plus haute importance, une photo de la scène du crime, en espérant que quelqu’un saura y trouver des indices supplémentaires qui pourraient m’aider à résoudre ce mystère.

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27
jan

Bamako: À perte de voix


Un long périple comporte toujours – ou presque – son lot de problèmes d’ordre physique et il faut savoir en rire si l’on ne veut pas que ces quelques inconvénients ne viennent ternir l’ensemble du voyage.

Nous voilà donc arrivés à Bamako, la capitale du Mali, depuis trois jours lorsque ma voix prend, sans même me consulter, la décision de foutre le camp !

Il est vrai que nous avons visité deux ou trois fois les marchés de Médina-Coura et Bamako-Coura qui sont un brin poussiéreux et légèrement pollués par les divers véhicules qui y circulent.

Il n’est également pas faux d’ajouter que le médicament que je prends quotidiennement pour réduire le risque de me taper une crise de paludisme, maladie que l’on appelle malaria chez les anglophones, doit me rentrer un tantinet dans le système immunitaire.

Quoi qu’il en soit, n’allez pas croire que je suis en train de jouer les victimes car je suis bien content d’être ici, mais comme j’ai besoin de ma voix pour travailler et saluer les 13 millions de Maliens que je croise quotidiennement dans la rue, j’ai décidé d’organiser un événement d’envergure internationale pour régler mon problème.

Écoutons ce que j’ai enregistré le soir où mon organe phonateur a décidé de déclencher la grève…

 

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12
jan

Le jeu d’adresse


Voilà un quiz qui demande beaucoup d’adresse(s)…

Merci à Kaven et Sébastien pour les voix et à Hugues pour la musique!

 

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04
jan

Le gâteau des anges


Si vous avez fait une overdose de gâteaux aux fruits pendant les fêtes, je vous recommande d’opter pour le gâteau des anges en décembre prochain.

Cependant, il serait peut-être plus sage de commencer à préparer la recette tout de suite…

 

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25
déc

Quoi ne pas faire pendant les Fêtes


Avec un léger retard sur le plan de match initial, voici quelques non-conseils pour le temps des Fêtes!

 

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08
déc

La Piñata Colada


Je crois bien avoir trouvé ce qu’il vous faut pour amuser vos enfants pendant la période des Fêtes!

 

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06
déc

Ça me dit de prendre le temps


Si ça vous dit de prendre le temps d’écouter la chronique qui a été faite à mon sujet à la Première Chaîne de Radio-Canada, samedi dernier, cliquez juste ici… là… oui, c’est ça, sur ce lien!


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30
nov

Mon banc d’essai


Cher lecteur, chère lectrice,

auriez-vous l’amabilité de cliquer ici pour aller faire un tour dans ce haut lieu de l’expérimentation et du dérapage qu’est mon banc d’essai?

Et tant qu’à y être, n’hésitez pas à laisser des commentaires.

Merci!


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