01
juin

Souvenirs d’Afrique, la fin


Dans mes précédents billets, je vous ai fait entendre des enregistrements de ce que j’ai pu capter au cours de mon séjour en Afrique.

Ces petits clips sont une façon pour moi de garder un souvenir des paysages sonores que j’ai eu la chance d’entendre.

Au Mali, un des éléments les plus important du paysage sonore – outre les klaxons des motos et des voitures ! – est le muezzin.

Mais qu’est-ce qu’un muezzin me demanderez-vous ?

En pays musulman, le muezzin est celui qui fait l’appel à la prière, généralement à partir d’un des minarets de la mosquée.

Bien que je ne sois pas musulman, j’aime beaucoup écouter les muezzins « chanter ». Je trouve qu’il y a, bien sûr, quelque chose de spirituel dans leur voix, mais aussi quelque chose de très apaisant.

C’est pourquoi je tenais à partager cet enregistrement avec vous.

Note : Je me suis permis de laisser un extrait un peu plus long afin que vous puissiez bien vous imprégner de l’ambiance.

 

CatastrophiqueMoyenBonExcellentSurhumain
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23
mai

Souvenirs d’Afrique, l’autre suite


Retournons à Koutiala, au Mali.

Nous sommes au début du mois d’avril, il fait plus de 40 degrés à l’ombre, pas une seule goutte de pluie n’est tombée au cours des quatre derniers mois et nous commençons à fondre dans la maison au toit de tôle des Dembélé, la famille qui nous héberge.

Il est 17 heures, nous constatons que le ciel commence à se couvrir et en sommes étonnés puisque la saison des pluies ne devrait débuter qu’en juin.

Et puis, c’est partie: la pluie se met à tomber! Elle se met à tomber avec une force rarement vue… et sentie!

Ma douce moitié et moi restons à l’extérieur pour profiter de cette douche inespérée, mais après quelques minutes, il devient évident que nous devrions rentrer puisque la pluie est particulièrement forte… et froide!

Une fois à l’intérieur, un vacarme se fait entendre. C’est la pluie, de plus en plus violente, qui tape voire qui cogne sur le toit de la maison.

Le son est tellement impressionnant que je décide de sauter sur mon enregistreur numérique pour fixer ce moment sur… une carte mémoire.

Afin d’être plus « près » du son, je vous recommande d’utiliser un casque d’écoute.

(Ma copine a redigé un article fort rafraîchissant à ce sujet sur Facebook et je vous invite à le lire en cliquant ici.)

 

CatastrophiqueMoyenBonExcellentSurhumain
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19
mai

Souvenirs d’Afrique, la suite


Je me considère un peu comme un « chasseur de sons » et, pendant mon séjour en Afrique, j’ai eu l’occasion d’en attraper plusieurs.

J’ai enregistré toute sorte de sons : voix humaines et animales, ambiance de marché, concerts, spectacles de danse, trafic urbain, etc.

Au cours des prochaines semaines, je partagerai donc avec vous ces petits clips sonores.

Pour ouvrir le bal, retournons au Burkina Faso, alors que mes amis et moi revenons d’une expédition de quatre jours dans le Sahel, cette zone tampon qui se situe entre le Sahara et la savane africaine.

Je me suis amusé à improviser une mini entrevue avec Sidiki, notre guide, dans le but de lui faire dire ces deux mots dont la sonorité me semblait quelque peu étrange.

Trouvez ce qui cloche !

 

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28
avr

Souvenirs d’Afrique


Il semble bien que le temps ne file pas à la même vitesse sur ce blogue que dans la réalité!

Me voilà rendu en France après un séjour d’un peu plus de trois mois en Afrique et je reste avec l’impression de ne pas avoir tout dit ce qu’il y avait à dire sur mon expérience là-bas.

Je me permettrai donc, avec un peu de retard, de publier encore quelques billets sur le Mali et/ou le Burkina Faso.

Retournons donc à Ouagadougou…

Pendant notre séjour de deux semaines à L’Arche de Ouagadougou, nous avons eu l’occasion de rencontrer plein de gens chaleureux et sympathiques autant parmi les personnes handicapées intellectuelles que parmi les assistants qui sont là pour les accompagner.

Un jour que nous venions de terminer une session d’enregistrement pour un cours audio de langue mooré – initiative de notre amie Mélanie, que je salue au passage – un des assistants, Désiré, a eu l’idée d’enregistrer une petite chanson en mooré avec son collègue stagiaire, Ludovic.

Comme L’Arche est une communauté catholique, ses membres le sont tout autant et plus particulièrement Désiré ! Ce dernier chante dans une chorale à l’église et a choisi cette chanson dont les paroles font l’éloge de Dieu et Jésus-Christ.

Tout en écoutant ladite chanson, jetez un coup d’œil aux paroles traduites en français :

Refrain 1: Soyez loué, Seigneur du haut des cieux
À vous toute louange, Seigneur Dieu

Et paix sur le fils de Dieu
À vous toute louange, Seigneur Dieu

Nous vous louons, nous vous bénissons, nous vous acclamons
À vous toute louange, Seigneur Dieu

Nous vous rendons grâce, Seigneur Dieu, pour votre sagesse,
À vous toute louange, Seigneur Dieu

Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu infiniment bon, votre sainteté est sans mesure

À vous toute louange, Seigneur Dieu

Sauveur du monde, Jésus-Christ, fils de Dieu
Jesus-Christ, notre Dieu
Jésus-Christ, agneau de Dieu
Jésus-Christ, fils de Dieu le Père
Jésus-Christ, fils unique de Dieu

 

CatastrophiqueMoyenBonExcellentSurhumain
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15
avr

Fantasmes!


Cela fera bientôt trois mois que nous sommes en Afrique et comme nous n’avons pas accès aux mêmes services, aliments, gadgets et autres machins disponibles chez nous, il arrive parfois que toutes ces petites choses nous manquent. Parfois, elles nous manquent tellement qu’elles deviennent l’objet de fantasmes !

Pour le plaisir, mais aussi pour tuer le temps et me faire oublier les 43 degrés qu’indique mon thermomètre, pourtant placé à l’ombre, j’ai décidé de dresser la liste des fantasmes qui habitent actuellement ma boîte crânienne :

- Deux Whoppers avec fromage desquels je retirerai les cornichons pour les remettre à ma blonde.

- 18 sushis, surtout ceux avec du tempura.

- Un numéro de Pif Gadget, pour me rappeler les moments magiques de mon enfance.

- Un lit confortable et assez grand pour contenir deux adultes.

- Un Blizzard à la pâte de biscuit.

- Deux livres d’Arnaldur Indridason.

- Le livre Vendetta de R.J. Ellory.

- Un grand verre de VRAI jus d’orange avec pulpe et un orchestre symphonique qui joue l’Ouverture 1812 de Tchaikovsky juste derrière moi! (pour me donner l’impression que ça goûte encore meilleur)

- Un climat qui me permette de faire du jogging.

- Avoir la peau noire pour passer inaperçu ! (parfois seulement)

- De l’eau de source toujours fraîche et à profusion.

- Du lait de soya au chocolat de marque Natur-a.

- Une boîte de Croque-Nature de Quaker.

- Deux pantalons foncés parce que blanc ça se salit vite dans la poussière et le sable.

- La fin de la deuxième saison de House MD.

- Aller au cinéma pour voir un film, n’importe lequel… ou presque !

- Avoir un accès Internet rapide.

- Avoir une belle coupe de cheveux ! (la dernière remonte à janvier)

- Passer une journée complète sans avoir à faire le ménage de mes narines.

- Un massage suédois de 90 minutes.

- Une barre Nanaimo et/ou un carré de sucre à la crème.

- La poutine de chez Mont-Royal Hot-Dog.

- Une bûche de Noël à la crème glacée.

- Des truffes, au moins six.

- Une cannette de Dr. Pepper.

- Passer une journée complète à ne faire qu’une chose : lire.

- Passer une journée complète à ne faire qu’une chose : écrire.

- Une chaise confortable qui ne donne pas mal aux fesses au bout de 32 secondes.

- Prendre une douche sans avoir peur de me retrouver avec une coquerelle sur le scrotum ! (cas vécu)

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08
avr

Les petites chanteuses de Tanghin


Il est vrai que ça n’était absolument pas prévu au départ, mais nous avons finalement choisi de passer tout le mois de mars au Burkina Faso !

Le but de l’exercice était multiple : changer d’air, découvrir un autre pays et passer deux semaines dans la communauté de L’Arche.

Située dans le quartier Tanghin à Ouagadougou, L’Arche est un endroit où l’on accueille une trentaine de personnes handicapées intellectuelles. Une dizaine d’entre elles vivent là-bas, alors que les autres habitent à l’extérieur et y viennent seulement pendant la journée.

Notre arrivée là-bas s’est plutôt bien déroulée et nous nous sommes rapidement liés d’amitié avec les personnes handicapées et les assistants qui s’occupent d’elles.

Un soir de semaine où nous étions passablement fatigués et étions sur le point de nous coucher, nous avons entendu des voix d’enfants dans la rue, juste à côté.

Intrigués et fraîchement vêtus de nos pyjamas, nous avons pris lampes frontales, appareil photo et enregistreuse pour aller voir ce qui se passait.

Nous y avons découvert une vingtaine de jeunes enfants dont une dizaine de fillettes qui chantaient.

En nous apercevant, les fillettes se sont interrompues et tous les enfants se sont mis à crier : « Nasaras ! Nasaras ! » (Nasara est un mot en mooré, une des principales langues du Burkina, qui sert à désigner le blanc ou l’étranger)

Après les salutations d’usage, nous avons demandé aux fillettes de recommencer à chanter, ce qu’elles ont fait avec joie.

J’ai donc profité de l’occasion pour capturer cet instant en son en et en image afin de le partager avec vous!

(Note : À environ 25 secondes du début de l’enregistrement, vous entendrez les enfants éclater de rire, c’est parce que ma copine s’est mise à danser au beau milieu de la rue, avec sa lampe sur le front !)
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01
avr

STAF Transport


Chères lectrices, chers lecteurs, il semble qu’une force maléfique ait décidé de m’empêcher d’accéder à Internet au cours des trois dernières semaines!

Et si je peux publier aujourd’hui, c’est au prix de quelques milliers de francs CFA, une poignée de détours et une bonne engueulade avec un chauffeur de taxi – malhonnête – de Ouagadougou.

Quoiqu’il en soit, tout ceci n’est pas grand-chose et j’ai bien l’intention de ne pas m’en souvenir le jour de mes noces, si noces il y a!

Sans plus attendre, voici la présentation de la capsule suivi de ladite capsule:

Après avoir passé un peu plus de trois semaines à Koutiala, au Mali, ma copine et moi avons décidé de changer d’air pour aller faire un tour à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

Pour nous rendre à Ouaga, nous avons pris un four motorisé (autobus) dans lequel nous sommes restés entassés les uns sur les autres pendant une bonne douzaine d’heures.

Vers la fin du parcours, pour une raison que j’ignore encore aujourd’hui, nous avons eu l’idée de faire une pub radio pour vanter les mérites de cette excellente compagnie de transport qu’est STAF.

Écoutons ce que ça donne…

 

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10
mar

Le Toubabou Show


Il y a quelques billets de cela, j’ai promis de vous faire entendre des extraits de l’émission que ma blonde et moi avons créée et animée lors de notre passage à Radio Jamana, à Koutiala.

Voici un montage audio de quelques minutes qui vous donnera une idée des sujets que nous avons pu aborder.

Comme j’ai dû enregistrer l’émission avec les moyens du bord, la qualité sonore n’est pas extraordinaire et je tiens à m’en excuser auprès de vos oreilles. (Ça sonne tout de même mieux que si ça sortait d’un récepteur radio africain !)

 

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04
mar

Radio Jamana, la suite


Tel que promis, je vous fais entendre le thème d’ouverture d’une autre émission que nous avons animée, ma copine et moi, ainsi que d’autres jingles (ou ritournelles, en français) que nous avons produits pour Radio Jamana lors de notre séjour à Koutiala.

Pour concevoir ces jingles, nous n’avons pas hésité à utiliser tout ce qui se trouvait autour de nous, incluant les voix de nos « nièces » africaines, Anna et Aoua, ainsi que quelques animaux de ferme…

Nous avons aussi puisé dans la culture malienne en créant, entre autres, un jingle qui taquine un peu les gens qui portent le nom Coulibaly. Ce nom de famille est très courant là-bas, un peu comme les Tremblay au Québec, ce qui fait qu’on s’en moque facilement et qu’ils sont les premiers à en rire.

           

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27
fév

Maouloud ou la mort de Jimmy le vieux coq


Connaissez-vous le Maouloud ?

Je vais supposer que vous avez répondu non à cette question et vous expliquer brièvement de quoi il s’agit.

Le Maouloud est une fête célébrée une fois l’an par les musulmans et dont la fonction première est de souligner la naissance du prophète Mahomet.

Une autre de ses fonctions est de permettre aux gens de s’acheter une poule, un coq ou même une chèvre qu’ils pourront égorger pour ensuite le ou la faire cuire avant de le ou la manger.

Cette année, Maouloud avait lieu le 26 février. Pour l’occasion, les Dembélé, cette sympathique famille qui nous héberge à Koutiala depuis trois semaines déjà, se sont procurés trois vieux coqs.

Trois nouveaux arrivants se sont donc ajoutés, pour quelques jours, à la liste des animaux présents dans la cour familiale et qui se résume à peu près à ceci : cinq ou six chèvres, trois ou quatre poules et une dizaine de pigeons.

Je me suis tout de suite lié d’amitié à l’un de ces trois coqs qui se démarquait par son style flamboyant et son chant « pavarottesque ». À un point tel que je l’ai affectueusement baptisé Jimmy.

Malheureusement, Jimmy et moi n’avons pas eu le temps d’apprendre à nous connaître puisque, 24 heures après son arrivée, quelqu’un – ne me demandez pas qui – l’a égorgé en même temps que ses deux comparses que j’avais pris la peine de baptiser Bob et Mike.

Quelques heures après ces terribles évènements, Jimmy est revenu dans ma vie, ou plutôt dans mon assiette, confortablement installé sur un « lit » de patates frites.

Ai-je eu le courage de manger Jimmy ? Me demanderez-vous.

… (points de suspense)

La réponse est oui et sachez, chers lecteurs et lectrices, que je l’ai fait sans aucun remord. Manger un bon poulet rôti, si Jimmy soit-il, m’a permis de varier un peu mon alimentation qui, ces jours-ci, est essentiellement constituée de riz accompagné de sauces diverses.

Malgré cette absence de remord au moment d’ingérer mon ami à plumes, qui les avait perdues quelques heures auparavant, n’allez pas croire que sa disparition me laisse indifférent. Ce billet n’a d’autre but que de lui rendre hommage.

Sans plus attendre, recueillons-nous sur sa photo tout en écoutant son chant!

 

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