Bamako: À perte de voix
Un long périple comporte toujours – ou presque – son lot de problèmes d’ordre physique et il faut savoir en rire si l’on ne veut pas que ces quelques inconvénients ne viennent ternir l’ensemble du voyage.
Nous voilà donc arrivés à Bamako, la capitale du Mali, depuis trois jours lorsque ma voix prend, sans même me consulter, la décision de foutre le camp !
Il est vrai que nous avons visité deux ou trois fois les marchés de Médina-Coura et Bamako-Coura qui sont un brin poussiéreux et légèrement pollués par les divers véhicules qui y circulent.
Il n’est également pas faux d’ajouter que le médicament que je prends quotidiennement pour réduire le risque de me taper une crise de paludisme, maladie que l’on appelle malaria chez les anglophones, doit me rentrer un tantinet dans le système immunitaire.
Quoi qu’il en soit, n’allez pas croire que je suis en train de jouer les victimes car je suis bien content d’être ici, mais comme j’ai besoin de ma voix pour travailler et saluer les 13 millions de Maliens que je croise quotidiennement dans la rue, j’ai décidé d’organiser un événement d’envergure internationale pour régler mon problème.
Écoutons ce que j’ai enregistré le soir où mon organe phonateur a décidé de déclencher la grève…

